ellyance
 ellyance

Le burn-out : en faire une chance dans la vie!

Cette femme que je ne connais pas encore, je l’admire déjà. Ou plutôt, j’admire l’écrivaine et la femme résolument optimiste qu’elle est. Son livre a été mon compagnon de métro pendant 3 semaines, un compagnon absolument attachant, que je recommande à tous !

J’attendais donc, l’âme bouillonnante, notre rencontre. Nous nous sommes dirigées vers un de ces cafés parisiens où règnent proximité et brouhaha. Installées l’une en face de l’autre, sur une petite table ronde, nous commençons à échanger… 15 minutes à parler de nos parcours respectifs, de son métier, et de l’Opti. Tout à fait naturellement, nous en venons à une thématique qui nous est chère : l’optimisme !     

- L’optimisme c’est une philosophie, me dit-elle, c’est une façon de voir les choses : tout est dans le regard. Une situation elle est ce qu’elle est, elle est à priori ni bonne ni mauvaise mais en fonction de mon vécu, de mon expérience, de mes croyances, de ma vision du monde, je vais la colorer positivement ou négativement. 

 « La colorer positivement ou négativement » Déjà sa poétique linguistique me faisait oublier le bruit des discussions alentours.

- Dans une situation donnée, il y a des gens qui vont tout de suite voir le problème, le défaut. Ce peut être aidant parce que  « partir tête baissée » évite d’être dans l’idéalisme. Mais ce peut être aussi dangereux… Et d’un autre côté, il y a ceux qui ne réfléchissent pas « problème » avant tout, mais « désir » : voilà ce que telle chose va m’apporter, quels vont en être les bénéfices. L’idée est d’être un optimiste réaliste : être quelqu’un qui se dit « oui c’est possible » plutôt que « non ça ne va pas marcher » et qui, pour autant, regarde et analyse.

J’étais étonnée par sa capacité à peser chaque mot prononcé. Aucun « heu » ou autre terme d’hésitation ne venait rythmer ses phrases. « Réfléchir en désir » : qu’entendait-elle exactement par cette expression ? Elle me répond, posément convaincue :

 - Oui, réfléchir en désir. Pour moi ce qui est important dans une situation c’est de « poser l’intention ». Je désire, je décide : décider c’est donner une vibration aux mots.  C’est autre chose que dire « ce serait bien », « il faudrait », « et si… ». Dire « je veux, je décide », ce n’est pas dire « je veux et j’exige », c’est avant tout « poser une intention ». En yoga, on dit que « là où il y a de l’intention va l’énergie ». Et s’il y a l’intention et l’énergie alors il y a tout ce qu’il faut pour avancer.

Interloquée je me souviens alors d’une des petites fiches pratiques de son livre qui, justement, donne les clés pour apprendre à choisir.  Je le lui fais remarquer et elle reprend :

- Oui, choisir plutôt que subir. C’est difficile avec les normes, la société, les parents qui décident pour nous. Mais je considère qu’il n’est jamais trop tard, et que chacun dans sa vie à sa propre période pour reprendre ou assumer ses choix. En fait, il faut se dire qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais choix, même si c’est difficile à intégrer. Tout choix qu’on fait amène à quelque chose. Si le choix s’avère être un gros pépin se dire : « qu’est-ce que ce pépin m’apporte ? » Trouver le cadeau caché derrière le désagrément apparent.

Je l’écoutais, sincèrement absorbée par la douce et convaincante tonalité de sa voix. Quelques questions passent, et j’en arrive au lourd sujet du burnout :

 - Après en avoir vécu un, comment définissez-vous le burnout ?

 - « Burn out » signifie être brûlé, être consumé, être grillé intérieurement. C’est à la fois physique, psychologique et émotionnel. Quand on est en burnout, on ne peut plus travailler parce que soit un moment on tombe, soit un matin on ne peut plus se lever. Avant d’y arriver, il va se passer des semaines, des mois voire des années. Pour moi je peux remonter à deux années. Deux années au cours desquelles il y a eu des signaux mais que je ne pouvais pas voir ou que je minorais. A mon époque, le burnout on n’en parlait pas du tout. On ne pouvait donc pas reconnaître cette maladie puisqu’on ne la connaissait pas. D’où le fait qu’aujourd’hui, je passe beaucoup de temps à sensibiliser de ce côté-là. La pression dans les entreprises est un vrai sujet sociétal. Très souvent, à la fin des formations que je fais, des personnes viennent me voir et me disent qu’elles en sont à l’étape qui précède : le burn in. Autrement dit, on a déjà les symptômes mais on continue à travailler.

J’aime beaucoup savoir ce qu’une personne ressent, au plus profond d’elle-même, dans une situation comme le burnout. J'aime écouter l’autre pour mieux le comprendre.

- Qu’est-ce-que vous ressentiez au plus profond de vous-même lors de votre burnout ?

Avec la plus grande ouverture et sans la moindre gêne, Nadia me répond :

 - Avant d’être arrêtée, je voyais bien que je changeais, je ne me reconnaissais plus. J’avais des pertes de mémoires, je travaillais toute la journée, dans les transports, chez moi, le week-end… J’étais comme le hamster dans sa roue, ça n’arrêtait plus, ça devenait obsessionnel. Un désintérêt aussi pour le travail, j’avais tellement donné. Et j’obtenais si peu en retour, excepté des compliments mais… à un moment donné ce n’est plus suffisant. Je ressentais donc une frustration. Ce sont les gens très impliqués qui font un burnout, pas les autres. Les autres ils vont faire des dépressions.

- Quelle est la différence, exactement ?

- La dépression c’est une énergie du « moins » : « j’ai moins envie », « je ralentis ». Quand je fais un burnout, je vais au contraire à fond, c'est une énergie du "plus", avec le « il faut absolument que », « comment je vais y arriver pour ». Les autres sont souvent affolés autour de soi.

- Etiez-vous optimiste avant votre burnout ?

- Je ne sais plus, je ne sais pas… 

- Dans ce cas, qu’est-ce qui vous poussait à croire en votre guérison avec toutes les épreuves que vous avez traversées ?

- En fait oui je l’étais sans doute mais je ne savais pas que c’était ça l’optimisme. Après cette expérience de vie, j’ai découvert que l’optimisme c’était y croire, coûte que coûte. On a cessé de me répéter que je finirai handicapée toute ma vie, et ça me mettait très en colère. Je me suis dit : « vous allez voir je vais guérir ». C’est un des pans de l’optimisme : y croire quand tout semble perdu. C’est « décidé », c’est « posé l’intention de… », et trouver les moyens pour le faire.

Les propos qui vont suivre m’ont particulièrement marquée !

Lire la suite sur Lopti.fr

 

News

Disponible en version papier et en e-book

 

Dédicace à Bussy Saint Georges le 3 mars 2018

Dédicace à la Mairie  Paris 16è  2 décembre 2017

Dédicaces en décembre 2017

Dédicace à La Foret des Livres

27 aout 2017

Dédicace à Cabourg

11 juillet 2017

Dédicace à Honfleur

2 juillet 2017

Dédicace à Cosne sur Loire

26 mai 2017

Dédicace

stand S22

25 mars 2017

Atelier sur équilibre vie pro et perso, samedi 18 mars

au Cese à Paris

Salon de
Mennecy

4 - 5 février 2017

Salon du livre

Boulogne

3 décembe 2016

"Comment faire du burn-out une chance?" Conférence à l'attention des professionnels de l'accompagnement, 17 octobre, Paris

Le 15 octobre

à Paris,

en présence de Laurence Rossignol, ministre des Droits des Femmes. Dédicace à 15h30

Les 8 et 9 octobre

au Mans - Salle Littératures Nomades

 

 

Le pépin et les Pépites nominé

Prix 2016 du Livre Optimiste

Medias

Supplément TV Figaro Magazine 

18 fevrier 2018

Destins Croisés Inrees TV

Sept. 2017

"Dixie Corner" sur MusicBox

5 sept 2017

Le Grand Témoin

Vivre FM 93.9

23 mars 2017

"Derrière un pépin, une pépite"

23 mars 2017

Invitée de la rédaction

le 17/1/2017

Un burn-out pour renaitre de ses cendres


Déc. 2016
Janv 2017

Rebelle Santé Magazine 

Salon la 25ème heure,

Le Mans, 9 octobre 2016

Nadia au JJDA

sur IDF1

le 13 mai 2016

Magazine

Inexploré

Avril 2016

"Au bout de la plume"
le 15 mars 2016

"Le bonheur malgré tout"

N°2 - Février 2016

Interview RCF Le Mans,

9 février 2016

La maladie, un cadeau? Orne Hebdo

Nadia Guiny le 12 janvier sur

Radio Yvelines

Le 10 décembre, Nadia Guiny était invitée de Paul Wermus sur France 3


Appel

Email